occultismedanger.free.fr
occultismedanger évolue, retrouvez-nous sur notre nouveau site https://occultismedanger.fr

Menu


POURQUOI PARLER DE MAGIE ? 

QUELLE DIFFÉRENCE AVEC LA PRIÈRE ?



Qu'est-ce que la magie ?

« Il y a une bonne magie et une mauvaise magie ». Beaucoup de gens disent cela, vous l’avez déjà entendu.
Sous-entendu : il y a une magie pour faire du bien, et une autre pour faire du mal.

Et  aussi : ne vous posez pas trop de questions, ces gens font de la bonne magie, puisqu’ils soulagent des souffrances et guérissent des maladies.
Même des médecins envoient des gens chez eux. Même des prêtres et des religieuses ont un pendule ou font du magnétisme… Alors, où est le problème ?

D'où vient la magie ?

Dans le vieux fonds commun à toutes les civilisations traditionnelles, la « nature » est perçue comme un grand tout, où les esprits invisibles sont mêlés aux manifestations sensibles de la vie. Avant même l’émergence des grandes religions traditionnelles,  l’homme va se situer de deux façons différentes par rapport à ces réalités invisibles :

- soit il leur rend un culte de respect et d’adoration, tout en cherchant à se les concilier par des prières, des offrandes et des sacrifices : c’est la religion païenne;

- soit il s’efforce de mettre la main sur ces forces mystérieuses afin de les manipuler selon ses besoins et ses désirs : ce sont les rituels de la magie.

Magie

Nous rencontrons deux formes de magie

La magie MANIFESTÉE (magie noire) consiste à invoquer Satan, par des « rites ou rituels magiques »
 pour obtenir pour soi : le succès, la réussite, la santé, l’argent;
- et souvent pour faire du mal à d'autres, pour leur nuire.

La magie CAMOUFLÉE (magie blanche) consiste à invoquer Dieu, la Trinité, la Vierge Marie, les Saints (vrais ou faux), en prétendant mettre la main sur la puissance divine. Les « formules » recherchent la guérison, la préservation des difficultés, la puissance, la réussite …

MAIS IL N’Y A QU’UNE SEULE MAGIE, sous deux formes : ouvertement satanique, la magie noire; masquée sous des habits religieux et charitables, la magie blanche.

Le rite magique est souvent composé d'une invocation (formule), et éventuellement d'un geste particulier.    
            
La magie noire s’adresse à Satan, au diable et aux démons. Ce n’est pas compatible avec le baptême chrétien.

Mais dans le cas de la magie blanche, on semble s’adresser à Dieu par l’intermédiaire des saints. Là se trouve la TROMPERIE et le PIÈGE dans lequel tombent la plupart des gens. En fait, le rite de magie blanche aboutit aussi au démon, car on ne met jamais la main sur Dieu.
Il suffit d’examiner à nouveau la formule marmonnée pour conjurer les brûlures :

« Feu, feu, feu, je te conjure de perdre ta chaleur, comme Judas perdit sa couleur en trahissant Notre Seigneur».


Éléphant

Comportement religieux et comportement magique

Traçons schématiquement la différence entre la prière chrétienne et la magie

La prière chrétienne La magie blanche (camouflée) La magie noire (manifestée)
S'adresse à Jésus, au Père, à l'Esprit Saint Invoque des saints, vrais ou faux (Judas) Appelle Satan et les démons
Implore et accueille, demande (humilité) Prend, s'approprie, conjure, commande (orgueil) Par des rituels sataniques appropriés
Résultat soumis à la volonté de Dieu
Que ta volonté soit faite
Résultat automatique et immédiat
Que ma volonté soit faite
Obtient des choses extraordinaires pour soi
ou accomplit des maléfices contre les autres
Dieu répond sur la terre ou au ciel, à sa façon, souvent autrement que notre demande, souvent aussi longtemps après. Le démon réponde sur la terre, tout de suite, selon notre demande, mais il a un pied dans la maison et va le faire savoir. Le démon répond sur la terre, avec puissance, pour mieux nous enfermer à cause du pacte.

Prenons un exemple ordinaire
Quand j’ai besoin de la pluie, je peux m’adresser à Dieu par une prière. De toute façon, Dieu répondra comme il le voudra. Supposons qu’il ne me donne pas la pluie. J’ai vraiment un comportement religieux si je demeure ferme dans ma foi en lui, et en paix devant sa libre décision.

Au contraire, quand j’ai besoin de la pluie, si je suis convaincu qu’il me suffit de réciter une formule pour obliger Dieu - ou bien une divinité, un esprit, voire le diable - à faire pleuvoir, je suis alors en plein comportement superstitieux et magique.

Une personne a un comportement religieux :
+ quand elle croit en Dieu, l’adore, le loue, le bénit, le remercie,
+ lui demande pardon de ses péchés en les confessant,
+ compte sur lui en lui remettant sa vie sans conditions;
+ et s’abandonne à son amour avec une confiance totale.

Et, quand elle le prie, elle n’a jamais l’idée de le forcer par cette prière, ou de le plier à sa propre volonté,
 mais seulement d’obtenir la grâce nécessaire pour s’ajuster elle-même à ce que lui veut.

En revanche, un comportement magique se traduit par :
- le recours à des formules déterminées : des rites, des gestes, des philtres, des amulettes ou des talismans,
- afin de se protéger du malheur et d’attirer la chance
- ou d’acquérir un pouvoir et une maîtrise extraordinaires sur la réalité.

Et en asservissant des forces occultes (c’est-à-dire cachées, et dont on ignore la provenance),

* on cherche à FORCER le cours des événements,
* à avoir une influence, un POUVOIR sur les autres à son propre avantage ou à l’avantage des personnes demandeuses.

On ne met jamais la main sur Dieu.
---> Celui qui va répondre à mon rituel ou à mon engagement occulte risque bien d’être… le démon.

En tout cas, ce n'est pas Jésus. Il a dû déjouer certaines attitudes magiques des gens, par exemple après la multiplication des pains :
«  A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient: "C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. » Alors Jésus, se rendant compte qu'ils allaient venir s'emparer de lui pour le faire roi, s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul. » (Jn 6,11-15)

Stop

La foi et la magie sont deux démarches opposées et inconciliables.

IL FAUT CHOISIR, CAR TOUTE MAGIE EST INCOMPATIBLE AVEC LE BAPTÊME CHRÉTIEN.

Le Catéchisme de l’Église Catholique dit (n° 2115-2118) : « Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie, par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain - fût-ce pour lui procurer la santé, sont gravement contraires à la vertu de religion. »

Jésus nous a prévenus : des gens peuvent sembler faire des miracles, mais, en fait, commettent le mal. « Ce n'est pas en me disant : "Seigneur, Seigneur", qu'on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Beaucoup me diront en ce jour-là : « Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? en ton nom que nous avons chassé les démons ? en ton nom que nous avons fait bien des miracles ? » Alors je leur dirai en face : "Jamais je ne vous ai connus ; écartez-vous de moi vous qui commettez le mal. »
(Mt 7,21-23). C'est très frappant de trouver dans ce passage de l'évangile, dans la bouche de Jésus, la juxtaposition entre le mot "miracle" et le mot "mal"...



"La démarche magique est le contraire de la saine guidance spirituelle et de la conversion à Dieu dans laquelle l'homme trouve la confiance en ses ressources et en la vie. La démarche magique est aussi le contraire de la prière, dans laquelle l'homme s'abandonne à une puissance d'amour et de paix, et s'en remet à la volonté du Dieu d'Amour. La magie fonctionne comme une recette, comme un catalogue de vente par correspondance: on passe sa commande pour obtenir avec acharnement tout ce qu'on veut. Dans la prière, on attend d'être exaucé, en rendant grâce, si notre demande va dans le sens de l'amour et du bien que Dieu veut pour nous. Par la magie par exemple, des gens demandent la défaite, la ruine ou la mort de leurs ennemis, alors que, dans la prière, Dieu n'exaucera jamais une telle demande, contraire à l'amour, qui rejette le pardon et la miséricorde. La pensée magique veut commander à autrui, à la vie et même à la mort. La prière est un lâcher-prise de l'homme qui s'en remet à la volonté de Dieu la Père qui promet le bonheur de chacun."

(Jean PLlYA, Le combat spirituel, « Résistez au diable et vous serez libres», Saint Paul, 2014, page 48)

Si vous souhaitez lire une réflexion plus élaborée, je vous invite à lire une lettre pastorale des évêques de Toscane, de 1994, intitulée Magie et démonologie. Vous la trouvez sous ce lien.


formule_magique

Invocations magiques ou prières ?

Voici deux petits critères qui montrent que la prière chrétienne a glissé dans la magie :

* Lorsque dans un recueil de prières, chaque "prière" correspond à la demande de guérison d'une maladie précise. La prière devient alors comme une "recette", un remède qui doit prouver son efficacité. Vous trouverez sous ce lien un exemple; je ne donne que la table des matières et l'index.

* Lorsqu'on fait "d'amicales pressions" sur Dieu, en jouant sur la crédulité des gens avec un zeste de superstition. Voyez par exemple :
    - cette prière typographiée en forme de croix

    - cette "prière de sainte Thérèse" reçue par mail sous forme de chaîne de prière

    - copie de la lettre écrite par la bienheureuse Vierge dans la cité de Messine au temps de St Paul prêchant l'Évangile...

* Voici le témoignage d'une personne qui cherche sincèrement la lumière par rapport à toutes ces prières qui semblent chrétiennes, mais qui sont rédigées dans un esprit magique, ou qui sont carrément des formules magiques. Son interrogation est longue, c'est pourquoi je la mets sous ce lien.

Le champion toutes catégories des recueils de prières devenues invocations magiques est un certain Abbé Julio.
Nous lui consacrons une page particulière juste après celle-ci.

On repère bien cette ambiguité entre la magie et la prière dans nombres d'articles publiés dans la presse. Les personnes croient recevoir de leurs proches une "prière", et ils ne se sont pas aperçu, par manque de formation, qu'il s'agit d'une formule magique.

> Dans sa main, il serre un petit crucifix argenté
. « Quand je soigne sur photo, je fais des prières. Tous les jours, je prie pour mes patients. » Ce mélange des genres déconcerte. Il préoccupe également la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

> Avant sa mort, elle m'a appris une prière. Je la dis dans ma tête et cela semble stopper les brûlures...  LIRE LA SUITE...

> Une lettre "culottée" ! Je trouve dommage que les guérisseurs comme moi et d’autres ne fonctionnent pas encore avec les membres du clergé!  Il est vrai que beaucoup de personnes se servant de formules magiques ou de magnétisme guérisseur sont de bonne foi... LIRE LA SUITE...


Impositions de mains

Impositions de mains

effets problématiques = gras  —  causes possibles = couleur violet

> Cet homme est agriculteur. Il a une femme lourdement handicapée  de la maladie de Lime. Il me dit au téléphone : « Nous avons rencontré quelqu’un de bien, proche de l’Église, qui guérit… Il dit qu’un évêque l’a reconnu… il va à Lourdes… Il prie et utilise sa main… Il fait du bien aux gens… D’ailleurs quand il a eu touché les jambes de ma femme, elle a eu les pieds chauds le soir, alors qu’ils étaient toujours froids… » Il a eu aussi d’autres contacts pour sa ferme…
Bel exemple de magnétisme guérisseur camouflé sous des prières, et de garanties ecclésiales douteuses. Une personne laïque qui prétend prier en imposant les mains, en se déplaçant ici ou là, tout en se prétendant pratiquante, exerce quasiment toujours le magnétisme guérisseur...
> Cette personne se plaint de problèmes de sommeil depuis toujours, un sommeil agité ou presque nul. Elle a mal à la nuque ; a des symptômes de peur, d’anxiété, elle a fait autrefois une dépression.
Enfant, elle avait des tics. On l’a alors emmenée chez un guérisseur qui a frictionné sa nuque avec une eau de lavande. Depuis, elle ne dort presque plus, elle a besoin de bouger car elle a mal à la nuque. Son papa possédait des formules pour les brûlures, les hémorragies, et il les a donnés à sa fille ; mais elle ne les a pas utilisées, et les a brûlées. Du côté de sa grand-mère maternelle, il se peut qu’il y ait eu des capacités de médium...

> Et encore, ce témoignage. Cette personne est très malade; elle s’est fait toucher la nuque par un désenvoûteur avec de l’eau bénite, et depuis elle a mal à la nuque...
Il convient toujours d'être prudent, et de ne pas se laisser toucher physiquement par des guérisseurs : d'une part, ils peuvent dégager du magnétisme guérisseur; d'autre part, ils peuvent utiliser ce qu'ils appellent de "l'eau bénite" et qui n'est que de l'eau magnétisée par leurs soins...

Comme on le voit, rien n'est simple ! Mais faisons attention à la "scrupulite" ! Il faut éviter de se laisser constamment obséder par le mal possible, et garder grande confiance dans la prière de foi qui s'adresse au Seigneur Jésus, en toute simplicité, et dans les sacrements de l'Église.

Pantôcrator

Comment situer la prière pour les malades dans l'Église ?

LA PRIÈRE DE LIBÉRATION accompagne l’annonce de l'Évangile. Jésus ressuscité envoie ses apôtres en mission : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé …  Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons…  ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris » (Mc 16,15-18).

La demande de la guérison des malades prend tout son sens dans le cadre de l’évangélisation. Voici cinq lumières importantes sur  la prière pour la guérison.

Cinq lumières importantes sur la prière pour la guérison
1. PAS DE POUVOIR PERSONNEL.  Jésus seul guérit.

Il ne s’agit pas d’un pouvoir personnel. Celui qui reçoit le don n'est qu'un instrument. Il doit rester très humble, et rendre à Jésus la gloire qui lui revient.

De notre côté, il est dangereux de regarder celui qui a reçu ce don de prière comme quelqu'un qui "possède" un pouvoir merveilleux, et d'oublier ainsi de regarder Jésus qui accorde le don.

2. PAS D’AUTOMATISME. Le don de Dieu est gratuit.
Certaines personnes, qui apparemment ont une grande foi, et même semblent mériter la guérison, ne sont pas guéries. Au contraire, parfois sont guéries des personnes auxquelles on n’aurait jamais pensé…

On n'est pas guéri parce qu'on le mérite, c'est un pur don de Dieu.
Jésus n'a jamais dit que tous les malades seraient guéris, mais qu'il nous donnerait des signes pour l'évangélisation.

Les guérisons sont des signes qui accompagnent l'annonce de l'Évangile, mais il n'est pas nécessaire que tous soient guéris pour qu'on croie à la Parole de Dieu.

3. PAS DE CHOSES CACHÉES. Tout s’accomplit à la lumière.
Celui ou celle qui a reçu le charisme de prière pour la guérison des malades n'est pas un guérisseur. Il prie pour les malades, et Jésus guérit ceux qu’il veut.

Le plus souvent, cette prière se déroule publiquement, au cours d'une assemblée de prière, ou après la célébration de l’Eucharistie.

La place de la communauté, de l'Église, est importante. C'est à l'Église, à travers l'un de ses membres, qu'est donné le charisme de guérison ; et c'est en Église qu'il s'exerce, et non pas d'abord en privé et de façon individuelle.

Il faut ajouter que la guérison divine peut être reçue aussi à travers le sacrement de l'Onction des malades donné par le prêtre à des personnes malades chez elles, ou au cours de célébrations communautaires de ce sacrement.

Désirer ce sacrement, quand on est gravement malade, c’est désirer s’abandonner à la grâce de Dieu, qui vient nous fortifier et nous guérir.

4. PAS UNIQUEMENT LA SANTÉ DU CORPS. Mais aussi la santé spirituelle.
Le ministère de prière pour la guérison ne se réduit pas à la guérison physique. Il se préoccupe aussi du pardon et de la guérison intérieure. Si les gens se sentent très loin de Dieu, il faut les aider à se repentir de leurs péchés et à revenir à Dieu.

Souvenons-nous du paralytique à qui les péchés ont d'abord été remis avant qu'il ne soit guéri (voir Mt 9,1-8).
Il n'y a donc pas de prière chrétienne pour la guérison sans prise en compte de la dimension spirituelle de la personne.

5. OSER PRIER POUR LA GUÉRISON. Chaque fois que c’est possible.
Nous devons oser prier ouvertement, en présence des malades que nous visitons, que nous connaissons, que nous côtoyons, pour leur guérison. Pas seulement intercéder, mais aussi demander explicitement avec eux leur guérison.

Bien sûr, cela suppose qu’ils soient eux-mêmes d’accord, accessibles à cette prière, et demandeurs.
Cela suppose que nous ayons audace pour demander, abandon et détachement pour tout confier au Seigneur.

Alors le charisme de guérison pourra se manifester; Jésus répondra à notre demande… s’il le veut et quand il le voudra. Et nous cesserons peu à peu de nous adresser aux « guérisseurs »…

Jésus appelle à lui les Douze et il se mit à les envoyer en mission deux à deux… Étant partis, ils prêchèrent qu'on se repentît; et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d'huile à de nombreux infirmes et les guérissaient. (Marc 6, 7.12-13)




Un e-book à télécharger

   aux formats   PDF   EPUB    MOBI



Haut de la page


Plan du site