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QUE DIT LA BIBLE ET LA TRADITION DE L'ÉGLISE ?




OUVRONS NOTRE BIBLE

Deuteronome 18 , 9-14 : Lorsque tu seras entré dans le pays que Yavhé ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à commettre les mêmes abominations que ces nations-là. On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yavhé ton Dieu, et c’est à cause de ces abominations que Yavhé ton Dieu chasse ces nations devant toi . Tu seras sans tache vis-à-vis de Yavhé ton Dieu. Car ces nations que tu dépossèdes écoutaient enchanteurs et devins , mais tel n’a pas été pour toi le don de Yavhé ton Dieu.

Lévitique 19, 26 : Vous ne pratiquerez ni divination ni incantation. 19, 31 : Ne vous tournez pas vers les spectres et ne recherchez pas les devins, ils vous souilleraient . 20, 6 : Celui qui s’adressera aux spectres et aux devins pour se prostituer à leur suite, je me tournerai contre cet homme-là et je le retrancherai du milieu de son peuple.

Jérémie 29 , 8-9 : Car ainsi parle Yavhé Sabaot,le Dieu d’Israël : ne vous laissez pas égarer par les prophètes qui sont parmi vous, ni par vos devins, n’écoutez pas les songes que  vous faites car c’est pour le mensonge qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai pas envoyés.

Jésus, en Matthieu 7, 21-23 :  Ce n'est pas en me disant : «Seigneur, Seigneur», qu'on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : «Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? en ton nom que nous avons chassé les démons ? en ton nom que nous avons fait bien des miracles ?» Alors je leur dirai en face : «Jamais je ne vous ai connus ; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. »

OUVRONS LE CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE    1992


SUR L'OCCULTISME2115 Dieu peut révéler l’avenir à ses prophètes ou à d’autres saints. Cependant l’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos. L’imprévoyance peut constituer un manque de responsabilité.

2116 Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort " dévoiler " l’avenir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.

2117 Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, – fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quant elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui ou qu’elles recourent ou non à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l’invocation des puissances mauvaises, ni l’exploitation de la crédulité d’autrui.


YOUCAT (= CEC pour les jeunes) au n° 356  : L’ésotérisme est-il compatible avec la foi chrétienne ?

Non. L’ésotérisme passé à côté de la vérité de Dieu. Dieu est une personne ; il est l’amour et l’origine de la vie, non une froide énergie cosmique. L’homme est voulu et créé par Dieu, mais il n’est pas divin lui-même, il est une créature blessée par Le péché, et qui pour échapper à la mort définitive a besoin d’être sauvée. Alors que beaucoup d’adeptes de l’ésotérisme croient que l’homme peut se sauver par lui-même, les chrétiens croient que seul Jésus-Christ et la grâce de Dieu les sauvent. La nature et le cosmos ne peuvent pas, non plus, nous sauver (panthéisme). Seul le Créateur, dans tout son amour pour nous, lui qui est infiniment plus, grand et au-delà de tout, peut nous sauver. [CEC 2110-2128]

Beaucoup de personnes aujourd’hui, pour leur santé, font du yoga, ou prennent part à, des cours de méditation transcendantale, pour expérimenter le silence, ou se centrer sur elles-mêmes, ou pour se sentir autrement dans leur corps. Ces techniques ne sont pas toujours innocentes. Parfois elles véhiculent une doctrine étrangère au christianisme.

Une personne raisonnable ne doit pas se laisser tenter par une vision irrationnelle du monde, où grouillent des fantômes, des gnomes et des esprits angéliques (ésotériques), où l’on croit à la magie, et où les « initiés » détiennent une science secrète, inaccessible à, la « masse ignorante » ! Déjà dans l’Ancien Israël, on pointait les croyances aux idoles et aux esprits, courantes chez les peuples environnants. Dieu seul est le Seigneur ; il n’y a pas d’autre Dieu que lui. Il n’y a pas non plus, de technique (magique) par laquelle on puisse s’approprier « le divin », imposer ses vues à l’univers » et se sauver soi-même. Bien des pratiques relevant de l’ésotérisme sont, d’un point de vue chrétien, de la superstition et de l’occultisme.


SUR LE DÉMON
La chute des anges
391 Derrière le choix désobéissant de nos premiers parents il y a une voix séductrice, opposée à Dieu (cf. Gn 3, 4-5) qui, par envie, les fait tomber dans la mort (cf. Sg 2, 24). L’Écriture et la Tradition de l’Église voient en cet être un ange déchu, appelé Satan ou diable (cf. Jn 8, 44 ; Ap 12, 9). L’Église enseigne qu’il a été d’abord un ange bon, fait par Dieu. " Le diable et les autres démons ont certes été créés par Dieu naturellement bons, mais c’est eux qui se sont rendus mauvais " (Cc. Latran IV en 1215 : DS 800).

392 L’Écriture parle d’un péché de ces anges (cf. 2 P 2, 4). Cette " chute " consiste dans le choix libre de ces esprits créés, qui ont radicalement et irrévocablement refusé Dieu et son Règne. Nous trouvons un reflet de cette rébellion dans les paroles du tentateur à nos premiers parents : " Vous deviendrez comme Dieu " (Gn 3, 5). Le diable est " pécheur dès l’origine " (1 Jn 3, 8), " père du mensonge " (Jn 8, 44).

393 C’est le caractère irrévocable de leur choix, et non un défaut de l’infinie miséricorde divine, qui fait que le péché des anges ne peut être pardonné. " Il n’y a pas de repentir pour eux après la chute, comme il n’y a pas de repentir pour les hommes après la mort " (S. Jean Damascène, f. o. 2, 4 : PG 94, 877C).

394 L’Écriture atteste l’influence néfaste de celui que Jésus appelle " l’homicide dès l’origine " (Jn 8, 44), et qui a même tenté de détourner Jésus de la mission reçue du Père (cf. Mt 4, 1-11). " C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu " (1 Jn 3, 8). La plus grave en conséquences de ces œuvres a été la séduction mensongère qui a induit l’homme à désobéir à Dieu.

395 La puissance de Satan n’est cependant pas infinie. Il n’est qu’une créature, puissante du fait qu’il est pur esprit, mais toujours une créature : il ne peut empêcher l’édification du Règne de Dieu. Quoique Satan agisse dans le monde par haine contre Dieu et son Royaume en Jésus-Christ, et quoique son action cause de graves dommages – de nature spirituelle et indirectement même de nature physique – pour chaque homme et pour la société, cette action est permise par la divine Providence qui avec force et douceur dirige l’histoire de l’homme et du monde. La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère, mais " nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment " (Rm 8, 28).


La Tentation de Jésus
538 Les Évangiles parlent d’un temps de solitude de Jésus au désert immédiatement après son baptême par Jean : " Poussé par l’Esprit " au désert, Jésus y demeure quarante jours sans manger ; il vit avec les bêtes sauvages et les anges le servent (cf. Mc 1, 12-13). A la fin de ce temps, Satan le tente par trois fois cherchant à mettre en cause son attitude filiale envers Dieu. Jésus repousse ces attaques qui récapitulent les tentations d’Adam au Paradis et d’Israël au désert, et le diable s’éloigne de lui " pour revenir au temps marqué " (Lc 4, 13).

539 Les Évangélistes indiquent le sens salvifique de cet événement mystérieux. Jésus est le nouvel Adam, resté fidèle là où le premier a succombé à la tentation. Jésus accomplit parfaitement la vocation d’Israël : contrairement à ceux qui provoquèrent jadis Dieu pendant quarante ans au désert (cf. Ps 95, 10), le Christ se révèle comme le Serviteur de Dieu totalement obéissant à la volonté divine. En cela, Jésus est vainqueur du diable : il a " ligoté l’homme fort " pour lui reprendre son butin (Mc 3, 27). La victoire de Jésus sur le tentateur au désert anticipe la victoire de la passion, obéissance suprême de son amour filial du Père.

540 La tentation de Jésus manifeste la manière qu’a le Fils de Dieu d’être Messie, à l’opposé de celle que lui propose Satan et que les hommes (cf. Mt 16, 21-23) désirent lui attribuer. C’est pourquoi le Christ a vaincu le Tentateur pour nous : " Car nous n’avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d’une manière semblable, à l’exception du péché " (He 4, 15). L’Église s’unit chaque année par les quarante jours du Grand Carême au mystère de Jésus au désert.


Le Christ est descendu aux enfers
632 Les fréquentes affirmations du Nouveau Testament selon lesquelles Jésus " est ressuscité d’entre les morts " (Ac 3, 15 ; Rm 8, 11 ; 1 Co 15, 20) présupposent, préalablement à la résurrection, que celui-ci soit demeuré dans le séjour des morts (cf. He 13, 20). C’est le sens premier que la prédication apostolique a donné à la descente de Jésus aux enfers : Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne nouvelle aux esprits qui y étaient détenus (cf. 1 P 3, 18-19).

633 Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle les enfers, le Shéol ou l’Hadès (cf. Ph 2, 10 ; Ac 2, 24 ; Ap 1, 18 ; Ep 4, 9) parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu (cf. Ps 6, 6 ; 88, 11-13). Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes (cf. Ps 89, 49 ; 1 S 28, 19 ; Ez 32, 17-32) ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans " le sein d’Abraham " (cf. Lc 16, 22-26). " Ce sont précisément ces âmes saintes, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit aux enfers " (Catech. R. 1, 6, 3). Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés (cf. Cc. Rome de 745 : DS 587) ni pour détruire l’enfer de la damnation (cf. DS 1011 ; 1077) mais pour libérer les justes qui l’avaient précédé (cf. Cc. Tolède IV en 625 : DS 485 ; Mt 27, 52-53).

634 " La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts… " (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption.

635 Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10, 7 ; Ep 4, 9) afin que " les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent " (Jn 5, 25). Jésus, " le Prince de la vie " (Ac 3, 15), a " réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort " (He 2, 14-15). Désormais le Christ ressuscité " détient la clef de la mort et de l’Hadès " (Ap 1, 18) et " au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers " (Ph 2, 10).


Mais délivre-nous du Mal
2850 La dernière demande à notre Père est aussi portée dans la prière de Jésus : " Je ne te prie pas de les retirer du monde mais de les garder du Mauvais " (Jn 17, 15). Elle nous concerne, chacun personnellement, mais c’est toujours " nous " qui prions, en communion avec toute l’Église et pour la délivrance de toute la famille humaine. La Prière du Seigneur ne cesse pas de nous ouvrir aux dimensions de l’Économie du salut. Notre interdépendance dans le drame du péché et de la mort est retournée en solidarité dans le Corps du Christ, en " communion des saints " (cf. RP 16).

2851 Dans cette demande, le Mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’oppose à Dieu. Le " diable " (dia-bolos) est celui qui " se jette en travers " du Dessein de Dieu et de son " œuvre de salut " accomplie dans le Christ.

2852 "Homicide dès l’origine, menteur et père du mensonge " (Jn 8, 44), " le Satan, le séducteur du monde entier" (Ap 12, 9), c’est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c’est par sa défaite définitive que la création toute entière sera "libérée du péché et de la mort" (MR, prière eucharistique IV)." Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais l’Engendré de Dieu le garde et le Mauvais n’a pas prise sur lui. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais " (1 Jn 5, 18-19) :
Le Seigneur qui a enlevé votre péché et pardonné vos fautes est à même de vous protéger et de vous garder contre les ruses du Diable qui vous combat, afin que l’ennemi, qui a l’habitude d’engendrer la faute, ne vous surprenne pas. Qui se confie en Dieu ne redoute pas le Démon. " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? " (Rm 8, 31) (S. Ambroise, sacr. 5, 30 : PL 16, 454AB).

2853 La victoire sur le " prince de ce monde " (Jn 14, 30) est acquise, une fois pour toutes, à l’Heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous donner sa Vie. C’est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est jeté bas (cf. Jn 12, 31 ; Ap 12, 10). " Il se lance à la poursuite de la Femme " (cf. Ap 12, 13-16), mais il n’a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, " pleine de grâce " de l’Esprit Saint, est préservée du péché et de la corruption de la mort (Conception immaculée et Assomption de la très sainte Mère de Dieu, Marie, toujours vierge). " Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s’en va guerroyer contre le reste de ses enfants " (Ap 12, 17). C’est pourquoi l’Esprit et l’Église prient : " Viens, Seigneur Jésus " (Ap 22, 17. 20) puisque sa Venue nous délivrera du Mauvais.

2854 En demandant d’être délivrés du Mauvais, nous prions également pour être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est l’auteur ou l’instigateur. Dans cette ultime demande, l’Église porte toute la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui accablent l’humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de l’attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe dans l’humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en Celui qui " détient la clef de la Mort et de l’Hadès " (Ap 1, 18), " le Maître de tout, Il est, Il était et Il vient " (Ap 1, 8 ; cf. Ap 1, 4) : Délivre nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que Tu promets et l’avènement de Jésus-Christ, notre Sauveur – MR, Embolisme.


L’exorcisme
1237 Puisque le Baptême signifie la libération du péché et de son instigateur, le diable, on prononce un (ou plusieurs) exorcisme(s) sur le candidat. Il est oint de l’huile des catéchumènes ou bien le célébrant lui impose la main, et il renonce explicitement à Satan. Ainsi préparé, il peut confesser la foi de l’Église à laquelle il sera " confié " par le Baptême (cf. Rm 6, 17).

1673 Quand l’Église demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu’une personne ou un objet soit protégé contre l’emprise du Malin et soustrait à son empire, on parle d’exorcisme. Jésus l’a pratiqué (cf. Mc 1, 25-26), c’est de lui que l’Église tient le pouvoir et la charge d’exorciser (cf. Mc 3, 15 ; 6, 7. 13 ; 16,17). Sous une forme simple, l’exorcisme est pratiqué lors de la célébration du Baptême. L’exorcisme solennel, appelé " grand exorcisme ", ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque. Il faut y procéder avec prudence, en observant strictement les règles établies par l’Église. L’exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l’emprise démoniaque et cela par l’autorité spirituelle que Jésus a confié à son Église. Très différent est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le soin relève de la science médicale. Il est important, donc, de s’assurer, avant de célébrer l’exorcisme, qu’il s’agit d’une présence du Malin, et non pas d’une maladie. (cf. CIC, can. 1172).



QUI PEUT PRATIQUER DÉLIVRANCE ET EXORCISME ?

>>> LETTRE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI   1985

Depuis quelques années, dans certains cercles ecclésiaux, se multiplient les réunions de prière qui visent à obtenir la délivrance de l’influence des démons, même s’il ne s’agit pas là d’exorcismes proprement dits ; ces réunions se déroulent sous la conduite de laïcs, même si un prêtre est présent.

Puisque l’on a demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ce qu’il faut penser de ces faits, ce dicastère pense qu’il est nécessaire de porter à la connaissance de tous les Ordinaires la réponse suivante :

1. Le canon 1172 du Code de Droit Canonique déclare que personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur des possédés s’il n’a pas obtenu de l’Ordinaire du lieu une permission particulière et expresse (par. 1), et détermine que cette permission ne doit être accordée par l’Ordinaire du lieu qu’à un prêtre qui se distingue par sa piété, sa science, sa prudence et l’intégrité de sa vie (par. 2). Les évêques sont donc instamment priés d’insister sur l’observation de ces prescriptions.

2. De ces prescriptions, il s’ensuit qu’il n’est pas même permis aux fidèles d’employer la formule d’exorcisme contre Satan et les anges déchus, qui est tirée de la formule publiée par mandat du Souverain Pontife Léon XIII, et encore moins d’employer le texte intégral de cet exorcisme. Les évêques doivent en avertir les fidèles si cela est nécessaire.

3. Par ailleurs, pour les mêmes raisons, les évêques sont priés de veiller à ce que – même dans des cas qui, bien qu’ils excluent une véritable possession diabolique, semblent cependant révéler une certaine influence diabolique – ceux qui n’ont pas le pouvoir nécessaire ne dirigent pas des réunions dans lesquelles on fait usage de prières pour obtenir la délivrance, au cours desquelles les démons sont directement interpellés et où l’on cherche à connaître leur nom.

L’exposé de ces normes ne doit cependant absolument pas détourner les fidèles de prier pour que, comme Jésus nous l’a enseigné, ils soient libérés du mal (cf. Mt 6,13). En outre, les pasteurs pourront utiliser l’occasion qui leur est offerte pour rappeler ce qu’enseigne la tradition de l’Église en ce qui concerne la fonction propre des sacrements et de l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, des anges et des saints, dans le combat spirituel des chrétiens contre les esprits mauvais.

Cardinal Ratzinger (devenu 20 ans plus tard Benoît XVI)


>>> Sur la question de la confusion qui règne actuellement dans les milieux charismatiques, catholiques ou évangéliques, je renvoie au livre de Soeur Marie-Ancilla, Guérison et Délivrance. Des ministères ?, Monastère des Dominicaines de Lourdes, 2012. En vente ici :lulu.com
http://www.lulu.com/shop/sœur-marie-ancilla/guérison-et-délivrance-des-ministères/paperback/product-20474925.html

>>>> Formation donnée aux exorcistes à Rome en avril 2015 : "Les laïcs ne doivent jamais effectuer d’exorcismes sous aucune forme, ni dire des prières spéciales de libération ni bénir ou toucher une personne possédée."


POUR ALLER PLUS LOIN : ET SI NOUS PARLIONS DU DÉMON ?


>>> COMMENT LES ÉCRITURES BIBLIQUES PARLENT-ELLES DU DÉMON ? Le théologien Inos Biffi (professeur émérite de la Faculté de Théologie de Lugano en Italie) est intervenu dans "L'Osservatore Romano" du 4 mai 2013, avec un article qui récapitule la présence et le rôle du diable dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, aussi bien en ce qui est révélé et manifeste qu’en ce qui appartient encore à un "panorama caché" et en définitive aux "voies impénétrables" de Dieu. Cet article est une excellente synthèse.

1. Après l’apparition de l’homme, œuvre du sixième jour de la création, voici que se manifeste la présence d’un être mystérieux et inquiétant, le serpent. Ce que celui-ci entreprend auprès de nos premiers parents et ce qu’il se promet d’obtenir d’eux surprend et déconcerte : il se propose d’insinuer en eux le soupçon vis-à-vis de Dieu, c’est-à-dire de les persuader que les interdictions que celui-ci a édictées sont dues à une jalousie de sa part, à sa crainte qu’ils ne deviennent ses égaux. Le serpent incarne, précisément aux origines du monde et de son histoire, la présence d’un être envieux : "C’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde" (Sg 2, 24).

Dans le Nouveau Testament il est question de ce serpent à de nombreuses reprises. Jésus se réfère à lui en déclarant... LIRE LA SUITE


>>> UNE SÉRIE DE CATÉCHÈSES DU PAPE JEAN-PAUL II
L'existence des mauvais anges  13 août 1986


>>> FOI CHRÉTIENNE ET DÉMONOLOGIE   1975. Ce document, donné par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, retrace l'historique de la compréhension de l'existence du démon et de ses oeuvres au cours de l'histoire de l'Église. Vous pouvez le lire sur le site paranormal.free.fr


>>> UNE NOTE DOCTRINALE DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE : À PROPOS DU DIABLE ET DE SON POUVOIR (2014).


AUTRES TEXTES DES ÉVÊQUES


>>> VIVEZ EN ENFANTS DE LUMIÈRE.  Voyance, occultisme, attention, danger. Texte de Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, 2008.

>>> MAGIE ET DÉMONOLOGIE. Lettre pastorale de la Conférence des Évêques de Toscane (1994).  Texte essentiel.

>>> QUE PENSE LE PAPE FRANÇOIS DU DIABLE ?


***


"La meilleure preuve de l’existence de Satan ne se trouve pas chez les pécheurs ou chez les possédés, mais chez les saints. Le démon est certainement présent et à l’œuvre sous certaines formes extrêmes et « inhumaines » de mal et de méchanceté, mais il s’y sent chez lui et peut se cacher derrière d’innombrables sosies et doublures. Il en va de lui comme de certains insectes, dont la tactique est de se métamorphoser en se posant sur un fond de leur propre couleur. C’est pourquoi il est quasiment impossible, dans des cas individuels, de parvenir à la certitude qu’il s’agit bien de lui, étant donné que l’on ignore jusqu’où les possibilités du mal en l’homme peuvent aller.

Dans la vie des saints, au contraire, il est obligé de se déclarer, de se mettre « à contre-jour » ; son œuvre apparaît comme noir sur blanc. Dans l’Évangile lui-même, la preuve la plus convaincante de l’existence des démons ne se trouve pas dans les nombreuses libérations de possédés (où il est parfois bien malaisé de distinguer la composante des croyances de l’époque sur l’origine de certaines maladies), mais dans l’épisode des tentations de Jésus. Tous les saints et les grands croyants (parmi lesquels des intellectuels de premier ordre) témoignent de leur lutte contre cette réalité obscure ; on ne peut honnêtement supposer qu’ils vivaient tous dans l’illusion ou qu’ils étaient de simples victimes des idées préconçues de leur époque. François d’Assise rompit avec presque toutes les croyances de son temps, sauf avec celle-ci. Il confia un jour à l’un de ses compagnons intimes : « Si les frères savaient combien de tourments et d’épreuves, et lesquelles, me font subir les Démons, il n’en est aucun qui ne se serait dressé de compassion et de pitié envers moi . »

Ceux qui passent en revue les phénomènes traditionnellement considérés comme diaboliques (la possession, les pactes avec le diable, la chasse aux sorcières), pour conclure triomphalement que tout cela n’est que superstition et que le démon n’existe pas, ressemblent à cet astronaute soviétique qui conclut que Dieu n’existait pas parce qu’il ne l’avait jamais rencontré dans ses multiples explorations du ciel. Les uns et les autres ont cherché du mauvais côté." (P. Cantalamessa, Veni Creator Spiritus, ch. 17).









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